{"id":28899,"date":"2015-12-28T07:30:31","date_gmt":"2015-12-28T07:30:31","guid":{"rendered":"https:\/\/rightstuff.eu\/?p=28899"},"modified":"2023-01-18T18:57:46","modified_gmt":"2023-01-18T17:57:46","slug":"tattoo-of-the-natives-of-pacific","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rightstuff.eu\/fr\/blog\/tattoo-of-the-natives-of-pacific\/","title":{"rendered":"Tatouage des natifs du Pacifique"},"content":{"rendered":"<p>Compte tenu de la d\u00e9cadence du tatouage dans l'Europe chr\u00e9tienne, on pourrait \u00e0 juste titre noter que la tradition (ou du moins sa pr\u00e9valence) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9import\u00e9e avec la p\u00e9riode de colonisation et l'\u00e9poque des premi\u00e8res grandes exp\u00e9ditions. De nombreux explorateurs comme James Cook, Jacob Roggeveen et d'autres ont fait \u00e9tat d'aborig\u00e8nes lourdement tatou\u00e9s aux Samoa, en Nouvelle-Z\u00e9lande, \u00e0 Born\u00e9o et dans d'autres r\u00e9gions.<\/p>\n<h2>Pois de Samoa<\/h2>\n<p>Aux Samoa, les tatouages masculins sont appel\u00e9s pe'a et couvrent g\u00e9n\u00e9ralement le bas du corps des hommes, de la taille au genou. Les tatouages f\u00e9minins, quant \u00e0 eux, sont appel\u00e9s malu et couvrent la zone allant du haut de la cuisse \u00e0 l'arri\u00e8re du genou (Mallon 2002). En ce qui concerne la conception, il existait certaines r\u00e8gles principales \u00e0 suivre, mais chaque artiste avait son propre style. Le pe'a et le malu sont souvent li\u00e9s \u00e0 des id\u00e9es rituelles de protection du corps, tout en l'embellissant. Les Samoans qui ne portaient pas de tatouages \u00e9taient souvent appel\u00e9s telefua, ce qui signifie nu. Le tatouage des pe'a servait d'acte de transition des jeunes hommes en membres comp\u00e9tents de la soci\u00e9t\u00e9, et ceux qui ne pouvaient pas supporter la douleur du tatouage \u00e9taient \u00e9tiquet\u00e9s comme pe'a mutu, ce qui signifie qu'ils portaient des marques de honte (Tepapa 2014). La r\u00e9ussite de cette proc\u00e9dure d'initiation donnait aux jeunes hommes le droit de servir les chefs de la tribu, et en g\u00e9n\u00e9ral, les pe'a et les malu servaient respectivement d'incarnation de la virilit\u00e9 et de la f\u00e9minit\u00e9 (DeMello 2007). De plus, associ\u00e9 \u00e0 la fonction d'initiative, le pe'a procurait au porteur un sentiment de respect de la part de la communaut\u00e9 et des membres de la famille.<\/p>\n<h2>Maori moko<\/h2>\n<p>En Nouvelle-Z\u00e9lande, les indig\u00e8nes maoris avaient leur propre m\u00e9thode de marquage permanent de la peau, appel\u00e9e moko (Robley 2003). La technique du moko diff\u00e9rait du tatouage dans les 5 acceptions traditionnelles, <a href=\"https:\/\/rightstuff.eu\/product-category\/needles\/\">au lieu des aiguilles<\/a> Les Maoris utilisaient des UHI (ciseaux) qui sculptaient la peau. La proc\u00e9dure \u00e9tait extr\u00eamement douloureuse - des entailles profondes \u00e9taient d'abord pratiqu\u00e9es sur la peau, puis un ciseau recouvert d'un pigment \u00e9tait introduit \u00e0 plusieurs reprises dans les entailles, cr\u00e9ant ainsi des lignes et des formes. Souvent, le processus de tatouage \u00e9tait accompagn\u00e9 de danses et de musique qui aidaient \u00e0 soulager la douleur, mais la personne qui recevait le moko ne pouvait pas crier de douleur, ce qui \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un signe de faiblesse, ce qui portait atteinte \u00e0 la signification de l'initiative du moko (Sanders 1989). De plus, l'ensemble du processus \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un rituel sacr\u00e9, et les personnes tatou\u00e9es pouvaient \u00e0 juste titre \u00eatre appel\u00e9es \"personnes du seuil\" (Turner 1969), car pendant toute la dur\u00e9e du tatouage, elles n'\u00e9taient pas autoris\u00e9es \u00e0 communiquer avec les personnes non tatou\u00e9es, ni \u00e0 manger avec leurs mains. De plus, les membres de la tribu qui se faisaient tatouer ne pouvaient pas avoir de relations intimes (Zealand Tattoo 2009). En ce qui concerne la r\u00e9partition des sexes, les tatouages maoris \u00e9taient attribu\u00e9s indiff\u00e9remment aux hommes et aux femmes, mais les hommes avaient g\u00e9n\u00e9ralement des tatouages faciaux complets, tandis que les femmes avaient des tatouages sur les l\u00e8vres et le menton. En g\u00e9n\u00e9ral, le moko \u00e9tait un symbole de statut social, tout le monde n'avait pas le droit d'en avoir, et plus encore, seule une personne de rang social \u00e9lev\u00e9 pouvait s'offrir un moko (Robley 2003). Les tatouages faciaux complets ne servaient pas seulement de symbole de statut social, ils avaient aussi une fonction de communication complexe. D'une certaine mani\u00e8re, le moko facial masculin servait de document d'identification qui pouvait renseigner sur la position sociale du propri\u00e9taire, sa situation matrimoniale, le rang de sa tribu, sa profession, etc. Pour cette raison, le visage \u00e9tait symboliquement s\u00e9par\u00e9 en 8 zones, et chacune d'entre elles devait porter certaines informations. Si, par exemple, la personne n'avait pas de rang dans la tribu, la zone responsable \u00e9tait laiss\u00e9e vide (Zealand Tattoo 2009).<\/p>\n<h2>Tatouage \u00e0 Born\u00e9o<\/h2>\n<p>\u00c0 Born\u00e9o, il existait de nombreuses tribus, commun\u00e9ment appel\u00e9es Dayak, qui partagent une longue histoire de pratique du tatouage qui impr\u00e8gne les diff\u00e9rents aspects de leur vie (Levin 2009). L'une des plus grandes tribus indig\u00e8nes s'appelle Iban. Pour ses membres, le tatouage a toujours \u00e9t\u00e9 une activit\u00e9 sacr\u00e9e qui les reliait au monde spirituel. En g\u00e9n\u00e9ral, les croyances des peuples indig\u00e8nes de Born\u00e9o ont tendance \u00e0 \u00eatre bas\u00e9es sur l'id\u00e9e de la spiritualit\u00e9 du monde environnant qui comprend la nature, les animaux et les \u00eatres humains, de sorte que l'on trouve principalement des motifs naturels dans les dessins de tatouage Dayak. Outre l'objectif de statut et de prestige, les tatouages de Born\u00e9o ont \u00e9galement une signification religieuse. Par exemple, chez les Dayak, la croyance veut qu'apr\u00e8s la mort, une femme enti\u00e8rement tatou\u00e9e soit autoris\u00e9e \u00e0 se baigner dans la rivi\u00e8re mystique Teland Julan, tandis que les femmes dont le tatouage n'est pas termin\u00e9 ne seront autoris\u00e9es qu'\u00e0 se tenir sur la rive et celles qui ne portent aucun tatouage ne seront pas autoris\u00e9es \u00e0 s'approcher de la rivi\u00e8re (Levin 2009). Chez les hommes, le tatouage est souvent li\u00e9 \u00e0 la chasse aux t\u00eates, \u00e0 la fois en termes de protection et de statut (Atkinson 2003). Comme mesures de protection, on utilisait des signes sur la gorge pour emp\u00eacher les ennemis de s'emparer de la t\u00eate du porteur du tatouage, et si le guerrier dans la bataille \u00e9tait capable de chasser la t\u00eate d'un ennemi, on lui accordait de faire certains tatouages (Gilbert 2000).<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que dans la culture Dayak, le tatouage est toujours rest\u00e9 une occupation f\u00e9minine, tandis que les hommes n'\u00e9taient autoris\u00e9s qu'\u00e0 sculpter des blocs de bois avec des motifs de tatouage qui seraient ensuite tremp\u00e9s dans l'encre et appliqu\u00e9s sur la peau comme un pochoir \u00e0 suivre pour le tatoueur. Pour les femmes, les tatouages s'inscrivaient dans un but d\u00e9coratif et servaient en partie de preuve de leurs talents de chanteuses, de danseuses ou de tisseuses (Guynup 2004). Le tatouage complet de la femme Dayak \u00e9tait un long processus, qui prenait parfois jusqu'\u00e0 quatre ans. Le tatouage commen\u00e7ait \u00e0 l'\u00e2ge approximatif de 10 ans par les doigts et les pieds, et se poursuivait au cours des ann\u00e9es suivantes jusqu'\u00e0 ce que tout le corps soit tatou\u00e9 ; ce dessin aurait d\u00fb \u00eatre termin\u00e9 avant la grossesse de la femme, car il \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une pratique ind\u00e9sirable d'\u00eatre tatou\u00e9 apr\u00e8s avoir donn\u00e9 naissance \u00e0 un enfant.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Considering the decadence of tattooing in Christian Europe, it might be rightfully noted that the tradition (or at least its prevalence) was reimported with the colonization period and the time of the first great expeditions. 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